De salariée à entrepreneuse

 En 2010, j’ai osé le grand shift : je suis passée de salariée à entrepreneuse.

Est-ce que c’était prémédité, préparé ? Pas du tout !!!
Dans cet article, je vais te partager mon parcours, mes questionnements, mes réussites et mes erreurs.

 

Avant, j’étais apprentie.

Après un bac littéraire, j’ai enchaîné sur un CAP et un BP fleuriste en apprentissage.

C’est là que mon aventure de salariée a démarré.

Je travaillais dans une petite boutique très mignonne. J’aimais beaucoup ma patronne, même si une partie de moi la craignait.

J’ai été élevée pour être une bonne salariée : jamais absente, toujours en avance, investie à 200%.
Hum… avec le recul, je me dis qu’être un bon salarié, c’est être un peu bonne poire.
Parce que faire plus de 40 heures supplémentaires sans être payée et sans exiger de l’être, c’est quand même n’importe quoi.

Bref, j’étais jeune.

 

Salariée à entrepreneuse

Avant, j’étais salariée.

En 2007, après avoir validé mon BP fleuriste à Strasbourg, je me suis investie à la Réunion.

Le premier jour où j’ai cherché du taff, j’ai trouvé !
Une patronne en or, dans une charmante petite boutique de l’Ouest.
Avec Marie-Claude on s’est tellement amusées !
Nos personnalités matchaient tellement bien !
J’étais salariée, mais j’avais ce qui est le plus important pour moi : qu’on me foute la paix.
Oui …😅


J’ai peut-être été élevée pour être une parfaite employée, mais j’ai toujours eu un vrai côté leader.
Marie-Claude savait le mettre à profit.
Elle avait compris que j’avais besoin de créer et de challenge.
Et puis un jour j’ai changé de mec.

Et là … hum, j’ai aussi changé d’énergie.

 

De salariée à entrepreneuse

Le jour où j’en ai eu marre d’être salariée.

Ça a commencé par une sensation d’ennui.

L’ennui, c’est mortel. Il rend tout plus long.

Une journée devient un calvaire où chaque heure semble en durer le double.

Et j’ai commencé à avoir mal au dos.
Une douleur nouvelle. Une sensation d’avoir un pic au milieu de la colonne.
Pour la première fois de ma vie, j’allais voir une ostéopathe.
Une charmante dame, qui m’a demandé comment ça se passait au boulot.
À quoi j’ai dû répondre que j’en avais marre.

Verdict : « Et bien voilà, vous en avez plein le dos !« .
Ahhhh …. Bah super. Et donc, elle pouvait toujours me faire craquer tous les os du corps, il semblait que le problème venait de ma tête.

OK. 

 

La première fois qu’on m’a parlé d’entreprendre.

Nouveau mec donc.
Contrairement au précédent, celui-là était entrepreneur.
Un jour, il est entré dans la boutique où j’avais fait tout un décor de Noël.
Il m’a dit : « t’as fait tout ça ? » – Il était super impressionné 😉 – « pourquoi tu ne fais pas tout ça pour toi ?« .
Ah ouais ?
Pourquoi ?
Parce qu’on ne m’avait jamais soufflé l’idée.
Parce que je pensais que pour me lancer il me fallait de l’argent, un crédit.
Et puis, je n’avais jamais espéré gagner beaucoup d’argent.
Financièrement, fleuriste en boutique, c’est vraiment un métier pourri. Tu travailles les week-end et les jours fériés, t’es payée au SMIC.
En fait, je vivais bien en dessous de mes compétences.

Mais ça, je ne le savais pas encore.

Le jour de trop en tant que salariée.

Un jour, j’en eu plus que marre.
J’avais de plus en plus mal au dos.
À la boutique on devait faire une dizaine de boules de roses rouges.
Je suis venue le matin. J’ai pris ma pause de midi et je ne suis jamais revenue.
Oui, tu as bien lu.
Je ne suis jamais revenue.
Je n’en pouvais plus.
J’avais expérimenté le point de non retour.
Avec Marie-Claude on s’est mis d’accord pour un licenciement pour abandon de poste.
C’est pas glorieux.

Mais c’est mon parcours, et c’est ok.

 

L’entrepreneuriat.

Qu’allais-je faire ?
Comment j’allais le faire ?
Je t’avoue que ces questions étaient moins importantes que mon ÉNORME ras le bol du salariat.
Quelque temps avant de quitter mon emploi, j’avais fait la connaissance d’une fleuriste qui était à son compte. Elle travaillait chez elle et décorait des mariages.
Elle m’inspirait beaucoup.
Elle me prouvait que c’était possible de se lancer sans avoir de local et donc une grosse trésorerie.
Je ne savais pas comment j’allais faire.
J’ai juste commencé quelque part.
J’ai contacté le Pôle Emploi, j’ai capitalisé mes droits et j’ai bénéficié d’une aide à la création d’entreprise de 7 000€.

Avec cet argent, j’ai acheté du matériel, je me suis inscrite dans les Pages Jaunes (en 2010, Insta n’existait pas 😉) et j’ai réservé un emplacement pour un salon du mariage.
En novembre 2010, Vert Tige, ma toute première entreprise à vu le jour.

Quelle fierté, quelle excitation !!!!
J’avais un logo que j’adorai !
J’avais même une petite camionnette !!!
J’étais prête à fleurir la Réunion !

Mes erreurs

Je suis partie la fleur au fusil.

Je n’avais aucune stratégie. Heureusement, je suis chanceuse 😉

Voici ma liste d’erreurs :

  • payer des vacances avec l’aide à la création d’entreprise : oui, je suis partie en Afrique du Sud pendant 15 jours.  2500€ des 7000€ sont donc partis pour ce voyage. Maintenant, je me dis que j’ai bien fait. Mais au moment où j’ai dû payer mes premières charges sociales … je me suis dit que j’avais vraiment fait une boulette.
  • m’immatriculer en fin d’année : nan, mais quelle erreur débile !!!! Une entreprise qui se lance est exonérée de charges sociales pendant un an (deux ans à la Réunion). Sauf qu’on parle là d’année calendaire ! Donc … j’ai été exonérée de charge sur … un mois en 2010. Bravo. Encore aujourd’hui, j’ai envie de m’applaudir ! Conseil : tu. veux immatriculer ton entreprise ? Fais-le en début d’année. Autre conseil : immatricule ton entreprise quand tu commences à avoir des clients.
  •  accepter tout et n’importe quoi : faire un bouquet à 35€ et devoir chercher des fleurs à l’autre bout de l’île, puis livrer le bouquet … Passer 3 heures pour un CA de 35€ … ridicule.
  • confondre chiffre d’affaires et bénéfice : hum … très mauvaise idée !!! Je ne savais pas à combien seraient les charges sociales, et je n’avais pas anticipé ça au début de mon activité.
Toutes ces erreurs ont été bénéfiques, j’en ai énormément appris.
Évidemment, je ne peux que dire ça avec le recul 😉

 

Le point de bascule.

Ce moment où mon entreprise a décollé !

Ça n’a pas mis longtemps !
En avril 2011, j’ai participé à un salon du mariage (indulgence sur le style du stand, c’était une autre époque 😉).
Et ça a cartonné ! J’ai rempli mon année de mariages !!!
Moi qui ne savais pas comment faire, qui ne savais même pas ce que j’allais vendre exactement … voilà que je passais de fleuriste à décoratrice de mariages ! Une vraie mine d’or à la Réunion !

Non seulement je faisais ce que j’aimais, mais en plus je gagnais vraiment de l’argent.
J’avais une sensation de liberté énorme.
Mon entreprise roulait. Je rendais mes clients heureux.

Je me souviendrai toute ma vie de mon premier mariage.
J’avais 25 ans, et j’avais la sensation d’être à ma place. Une sensation tellement forte et grisante !
Je te souhaite de la connaître également !

 

Salariée à entrepreneuse
Salariée à entrepreneuse

De salariée à entrepreneuse : tu peux le faire également.
Ce que j’aimerais que tu retiennes de cet article :

 

  • Tu peux quitter le salariat. Le monde ne s’écroulera pas.
J’ai eu droit aux mois de carences. Je n’avais pas une seule économie. Je ne sais même plus comment j’ai fait pour m’en sortir.
Je n’arrive même pas à ma rappeler de cette partie là. Je ne me souviens que de l’excitation de me lancer.
J’entrais dans mon atelier, j’ouvrais mes tiroirs, je touchais mes tout nouveaux outils … avec cette hâte de les utiliser.

  • Tu peux ne pas avoir de réponses aux questions QUOI et COMMENT ?
Je ne savais pas comment j’allais faire, j’ai juste testé des trucs.

Je ne savais même pas ce que j’allais vraiment proposer ! C’est ce salon du mariage qui m’a propulsé en tant que fleuriste décoratrice.

  • Les erreurs ne sont pas fatales.
Tu peux manquer d’argent et t’en sortir quand même.
Tu peux bosser pour « moins cher que gratuit » et prendre du plaisir quand-même.
Entreprendre, c’est une aventure.
Entre temps j’ai lancé d’autres business, chacun a son histoire.
Avec le recul, je regarde avec beaucoup de tendresse, l’entrepreneuse débutante que j’étais.
J’étais comme ces nombreuses femmes que j’accompagne : novice.
Je ne savais pas entreprendre. Je bricolais.
Et cela n’enlevait rien à mon plaisir.
J’ai énormément appris de ce saut dans le vide.
Du salariat à l’entrepreneuriat.
Ma plus belle aventure (après ma fille 😉)

 

Salariée à entrepreneuse

Tu penses te lancer prochainement dans l’entrepreneuriat ?

Pour le moment tu flippes rien que d’y penser ?!

Ou peut-être que tu viens de démarrer et que tu ne vois pas encore les résultats arriver ?
J’ai quelque chose pour toi !!!
J’organise 3 jours d’immersion business en ligne.

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Pour découvrir le programme de ces 3 jours, clique ici.
Dis-moi si cet article t’a plu et si ça te plairait que je te partage d’autres étapes de mon parcours d’entrepreneuse !

À très vite !
🌻 Léa.

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